Mercredi 24 juin 3 24 /06 /Juin 22:09
LESBIANISME
Au Sénégal, dans l’entendement des gens, l’homosexualité renvoie souvent à deux hommes entretenant des actes contre nature, que les bonnes mœurs et la religion condamnent. Cependant, chez les femmes, le saphisme, plus communément appelé lesbianisme existe aussi. Certaines sénégalaises, hélas, préfèrent les femmes aux hommes. Ce serait une pratique, -d’après nos enquêtes-, qui n’est d’ailleurs pas récente mais est longtemps passée sous silence ou inaperçue. Elle n’attire guère l’attention des gens. Contrairement aux hommes, les lesbiennes sont plus sournoises et difficiles à repérer. Elles sont souvent bisexuelles, mariées ou célibataires, il y en a même qui ont eu des enfants, menant une vie aux apparences tout à fait normal. Au bout de deux mois à fouiner un peu partout dans «certains milieux de drague» de la capitale et de sa périphérie, nos enquêtes pourraient lever un coin du voile sur le saphisme. Des femmes, évidemment, dans l’anonymat nous en donnent des témoignages renversants. Et le nom d'une grande chanteuse du showbiz national et international a été plusieurs fois cité, des sportives. L’affaire des homosexuels de Mbao a fait naître des controverses au sein de la société et de toutes les communautés religieuses de ce pays. Des voies se sont levées pour condamner ce genre de pratique que la morale réprime. Ainsi neuf homosexuels ont été condamnés à une peine de huit fermes, puis relaxés. Mais ce que semble ignorer la plupart des sénégalais, c'est que les lesbiennes sont aussi de la partie. Pourtant, être désirée par un homme, c'est naturellement ce que toute femme souhaite le plus. Hélas les gouines préfèrent les femmes aux hommes. Cela explique d’ailleurs le terme saphisme, qui désigne une relation entre deux femmes qui ont des penchants sexuels. Saphisme viendrait du nom d’une poétesse grecque Sappho, de l’île de Lesbos, qui tenait un collège de jeunes filles, et dont les poèmes passionnés dédiés à ses amies, et la vie entourée d’autres femmes lui ont valu la réputation d’homosexuelle. Ce sont des rapports sexuels entre femmes souvent composés de caresses avec les mains ou la bouche, ou simplement de masturbations. C’est le fait, pour deux femmes, de frotter leurs sexes l’un contre l’autre. Les lesbiennes, même si elles sont plus discrètes que les homosexuels- qui souvent ont une apparence efféminée dans leur démarche ou leur habillement et leur façon de se vêtir- existent bel et bien au Sénégal. La pratique du lesbianisme se cache derrière des apparences d'amitiés singulières. C'est que leurs procédés et manières reste faire demeurent sournoises. Elles se fréquentent entre groupes restreints d’amies particulières. Les relations entre lesbiennes ne font pas tiquer les gens, car elles ont des apparences anodines d'une amitié naturelle. Cependant que de telles amitiés peuvent donc se transformer en piège. C'était difficile de les approcher car elles sont très méfiantes et sont hostiles à de nouvelles fréquentations. A Thiès ce sont des jeunes filles qui pratiquent le football qui sont indexées. Plus de cinq d'entre elles sont des gouines et connues de tout le quartier où elles habitent. A Dakar, dans une boîte de la place, lors de la soirée de Pâques, quelques unes se sont signalées mais ont vite fait de partir car n'appréciant pas la présence de votre interlocuteur qui est de surcroît journaliste. Elles choisissent d'elles mêmes les adhérantes à leur groupe. Ce sont souvent des femmes intellectuelles dans la majorité des cas, très riches, sensuelles mais avec une touche de féminité très marquée qui dragent de jeunes femmes ou filles. Même si parmi elles, il en existent des femmes s'habillant ou adoptant une attitude d'homme. C'est le cas d'un groupuscule de cinq jeunes filles, que nous avons "épiées" ou suivies pendant quelques temps au quartier de Médina. L'une d'entre elles est mariée mais, tout le monde dans les parages, témoigne qu'elle est lesbienne. Toutefois, une Jeune fille de nous confirmer:"elle était une fois venue me voir à la maison. Je ne la connaissait que de vue. Mais puisque j'avais des dreads locks à la tête, son groupe n'avait d'yeux que pour moi et elle est venue me déclarer sa flamme comme un garçon. Je n'en revenais pas de l'entendre me parlais ainsi. Je lui ai demandé de partir avant que je n'appelle les gens. Mais elle n'a pas arrêté, de temps temps elle passe me dire bonjour. Tout le monde me recommande de faire gaffe à elle car elle serait de connivence avec une bande de bagarreuses". Les lesbiennes font la drague comme des hommes. Il suffit pour s'en rendre compte de se rendre dans ceratins endroits du Dakar-by-night, les grands hôtels et milieux de luxe. Ce sont les milieux dits de drague des lesbiennes intellectuelles. Mlle X en a fait l'expérience. "C'est à l'occasion d'une seminaire international organisé dans un grand hôtel de la place qu'une femme m'a approché pour faire connaissance disait-elle. Je la reconnus aisément car elle passe tout le temps à la télé et est très célèbre. Nous avons discuté un peu du métier que nous avons en commun. Elle m'a alors écrit sur un bout de papier son numéro de téléphone portable. Mais la façon dont elle me regardait me mit mal à l'aise et elle s'était rapproché de moi et me parlait en me carressant mes mains. Je crus d'abord que c'était juste de la gentillesse, mais elle roulait ses yeux semblait faire un numéro de charme comme si elle avait en face d'elle un homme. Elle m'a expliqué qu'elle vivait seule et qu'elle avait été coptée par une importante agence (bien connue dans ce pays) comme chargé de la communication. Je prétextais aller prendre un café et pris alors congé d'elle. Avant que je ne parte, elle a insisté pour que je lui téléphone. Plutard j'ai appris qu'elle était lesbienne et s'en cacherait même pas". K. Dieng, de renchérir:"c'est sur la route de Ouakam à hauteur du restaurant X, alors que je hélai un taxi qu'une belle voiture ss'est garée à mes pieds. Il y avait à bord une femme. Je pensais qu'elle voulait des renseignements et je me suis approchée de la portière. Elle m'a dit sas détour que j'étais très belle et qu'elle vouliat bien me déposer la où j'irai, qu'elle voulait vraiment faire ma connaissance. J'ai tout de suite compris son jeu et j'ai décliné gentillement son offre. Elle me lança avant de démarrer que c'était dommage car elle a eu un coup de foudre avec moi". Les lesbiennes sont maintenant nombreuses, même si actuellement, elles savent bien se terrer et fréquentent des endroits discrets. Elles se reconnaissent aisément entre elles. Comment elles sont devenues lesbiennes ? Qu’est ce qui les poussent à agir de la sorte ? Les réponses varient selon la personne. En fait, les femmes adoptent souvent certains comportements et font pratiques comme se laver ensemble, toucher le sexe ou les seins de l’autre, qu’elles jugent sans gravité. Ce sont des jeux auxquels elles s’adonnent naturellement cependant que cela mène tacitement à la dérive. Combien de femmes sont devenues lesbiennes et ont commencé à s’adonner au saphisme sans s’en rendre compte? En témoigne cette jeune dame,qui dit avoir raccroché, «au début, nous confie t-elle, c’était juste pour s’amuser à l’occasion des tours que nous organisions avec une bandes de copines. Elles sont toutes des driankés, de grandes commerçantes etc. Comme nous étions uniquement entre femmes, je ne trouvais pas de mal, parfois d’exhiber à l’occasion de certaines danses, nos dessous de pagnes et nos parties intimes. Mais petit à petit, l’une d’entre elles m’a approchée pour nouer une amitié «ndeydiké». Elle m’invitait chez elle de temps en temps. A chaque fois, elle me recevait dans sa chambre à coucher. Et puis un jour alors que nous étions toutes les deux sur le lit en train de causer, elle a commencé à me caresser, me demandant avec quels produits je me faisais blanchir ma peau. Sur le coup je comprit pas ce qu’il se passer et je me suis laisser faire. C’est comme ça que du jour au lendemain, je suis devenue lesbienne». D’autres jeunes filles nous dirons que «c’était juste l’occasion de rester vierge jusqu’au mariage. Un jeu entre des amies, mais qui n’implique aucuns sentiments, mais c’est pour se faire plaisir un moment et puis ça s’arrête là. Je préfère mille fois être avec ma copine que de me faire pénétrer par un homme. Les gens nous blament et parlent s'en savoir de quoi il s'agit réellement». Mais le témoignage de cet homme X, un batteur de tam-tam nous en dit en plus sur la pratique du lesbianisme; il y en aurait beaucoup plus qu'on ne l'imagine chez les grandes dames ou driankés. "C'est une grande dame, son mari était alors ministre. Elle organisait un "tama" dans sa résidence aux Almadies. Il n'y avait que de belles "driankés", mais que des danses obsènes. Elles ne remarquaient même pas la présence d'hommes que nous étions mes trois gars et moi. Je l'ai suivie jusque dans sa chambre en battant mon "tama" mais la scène avec une dame était choquante. Elles se montraient leurs sexes mutuellement et l'une était presque nue en dansant, elle ne portait plus son pagne". Mais la grande question est comment en sortir ? Comment reconnaître les femmes homosexuelles ou quelles peuvent être les signes particuliers pour les distinguer des autres? Parmi les gouines, il y en a qui incarnent le rôle de l’homme. Elles draguent amènent de nouvelles recrues au sein du groupe. A ce propos, une grande diva de la musique sénégalaise plusieurs fois été citée par des jeunes filles anonymes qui ne cachent pas leur lesbianisme mais préfèrent ne pas se montrer pour ne pas être juger par les populations. Cette chanteuse musicienne fait l'unanimité des témoignages, même ses amis confirment la rumeur du penchant sexuel de la chanteuse.
Rokhaya THIAM
Par Réfléchir ensemble
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